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La princesse triste

Il était une fois, dans un pays lointain, un jeune mais pauvre commerçant qui fut invité dans le palais du roi afin de faire affaire. Aussitôt qu'il eut appris la nouvelle, le commerçant revêtit ses plus beaux habits et s'empressa d'aller chercher son stock. Il quitta sa petite maison de bois en y laissant sa femme, son fils et son chien. Puis il se mit en route pour le chateau. En chemin, il pensa à l'argent qu'il allait pouvoir rapporter, aux bijoux qu'il offrirai é sa tendre te bien-aimée femme, aux jouets qu'il procurerai à son fils, qui contribuait fortement au bonheur de sa vie, à la nouriture qu'il donnerai au chien, si apprécié par toute la famille, à son toit qu'il ferai réparer, afin de ne plus avoir d'innondations... Il se disait que, malgré sa pauvreté, il avait une chance inouïe de posséder le peu qu'il possédait. Et avec un peu plus d'argent, tout serait encore meilleur. Tout à coup, le commerçant s'arrêta, se rendant conte qu'il était arrivé: une énorme batisse, entourée de remparts, se dressait devant lui. Un garde vint à lui et le fit entrer par un somptueux portail argenté donnant sur un jardin fleuri aux milles parfums. Il passèrent ensuite une porte de plus de trois mètres de haut. Ce que le commerçant vit à l'interieur le laissa bouche bée, émerveillé: c'était une immense salle, avec un sol en diamant et des murs en or. Le plafond était si haut qu'on ne le voyait à peine. Quatre staues de marbre blanc étaient postées à chaque coin de la pièce et des rideaux de satin pendaient sur les bords des fenêtres de cristal. Et plus merveilleux encore, au centre de la pièce se tenait une princesse. Ses longs cheveux blonds ondulaient à chaque courrant d'air, ses yeux bleus étaient emplis de douceur et le sourir qu'elle arborait donnait l'impression de rêver.

Mais ce que le commerçant ne savait pas, c'était que sous la ravissante robe bleuté à franges de la princesse se cachaient toutes les traces laissées par le couteau qui lui avait servit à s'écorcher, se couper et s'auto-mutiler dans la salle la plus obscure du sous-sol le plus bas du chateau, seule avec ses yeux mouillés, piégée dans l'enfer de l'adolescence...



Article ajouté le 2008-05-29 , consulté 25 fois

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